| |
Mon cheminement de carrière (en bref)
Native du Saguenay au Québec, j'ai acquis dès l'adolescence
les techniques artistiques indispensables dans une carrière
de peintre telles que l'aquarelle, le fusain, la sculpture et
la peinture à l'huile. Puis, en début de trentaine, j'ai poursuivi
des études universitaires orientées vers les communications
et le journalisme. Responsable des relations publiques de 1987
à 1997 à la Fondation de l'Opéra de Québec, je débute parallèlement
ma carrière de peintre professionnel. Mon travail dans le milieu
de l'opéra me fait découvrir le monde de la scène, qui inspire
plusieurs de mes oeuvres.
Depuis près de vingt
ans, j'ai participé à une vingtaine d'expositions solos, en
galerie et en lieux artistiques alternatifs. J'ai également
exposé dans des manifestations de groupes au Québec, en Ontario,
en France dont trois expositions annuelles de la Société nationale
des Beaux-Arts tenues au Carrousel du Louvre à Paris (1999,
2000 et 2001) et en Italie dont la Vième édition de la Biennale
Internationale des arts contemporains de Florence, en tant qu'artiste
invitée par le comité scientifique de la Biennale. Lors de l'édition
de 2001 de la SNBA, j'ai remporte une des dix mentions remises
à des artistes parmi les 450 exposants internationaux et j'ai
mérité l'honneur de voir ma toile " Sirène " publiée dans le
répertoire international " Collection des Arts Édition Japonaise
".
Aux États-Unis, ma
présence à la 19ième édition de l'Artexpo de New York est suivie
par une participation au Festival d'art de Key West en Floride,
à la fin février 1997. Lors de cet événement, j'ai rencontré
la propriétaire d'une galerie qui m'a invitée à devenir artiste
permanente. Depuis 1998, je réalise également des sessions de
création collective que je qualifie d'émergisme de groupe. Depuis
lors, j'ai animé plus de vingt-cinq sessions d'émergisme de
groupe notamment auprès des organisations suivantes :
- au Symposium du Carnaval de Québec en février 1999, j'ai créé
une toile grand format avec la participation de plus de deux
cent personnes;
- en août 2003, j'ai réalisé avec 1 500 membres de la Commission
scolaire de la Capitale de Québec, une toile collective de grand
format (6' x 15') pour symboliser le cinquième anniversaire
de l'organisme;
- de 2000 à 2006, j'ai tenu une vingtaine de sessions avec des
entreprises privées lors de réunions spéciales ou de séances
des administrateurs.
Membre du Regroupement
des Artistes en Arts Visuels (ex vice-présidente du Conseil)
et de la SODART (ex vice-présidente du Conseil). Artiste permanente
dans plusieurs galeries au Québec et aux Etats-Unis, mes œuvres
sont listées notamment dans le Répertoire biennal Magazin'Art
(1998 à 2005) et le catalogue de la Vième Biennale internationale
des arts contemporains de Florence.
Au sujet de ma
démarche
Avoir à classifier un style de création, lorsque l'ensemble
de l'œuvre n'est ni abstrait, ni vraiment figuratif, ni impressionniste,
ni expressionniste, ni cubiste, ni etc... relevait d'un véritable
défi et demandait du temps. Sans aucune prétention, j'ai donc
créé une nouvelle appellation et une nouvelle tendance : l'Émergisme.
Cette nouvelle approche
de la peinture allie abstrait et figuratif. Ma démarche de départ,
complètement chaotique et vierge de toute solution préconçue
ne recherche aucun résultat préalable. Sur un canevas blanc,
je dépose les couleurs par gestes automatiques. Elles s'entremêlent,
se chevauchent, sans aucune autre recherche que de se faire
côtoyer les complémentaires en lumières et en ombres.
Les lumières et les
ombres de quoi, au juste? De rien du tout... Jusqu'au moment
où dans la pénombre, en tournant et retournant la toile dans
tous les sens, j'y découvre des êtres, des atmosphères, des
situations de vie, des paysages ou des mouvements. De retour
dans l'atelier, cette fois à la lumière, je réalise un croquis
qui cerne les éléments du ou des tableaux qui jailliront sous
la spatule et le pinceau.
C'est alors que le
véritable travail commence (ou peut-être le véritable plaisir)
: dégager un bras, le faire ressortir, ébouriffer une tête,
la mettre en valeur, encercler un visage... des gestes précis
qui donnent tournure plus figurative à un amas initial de taches
ne signifiant pas grand chose au départ. Doser la poursuite
de l'intervention est nécessaire car les meilleures toiles sont
celles où le spectateur peut prendre part à l'impression contenue
dans l'œuvre. Je veux laisser place à l'imaginaire du public,
et dans de larges portions de toiles, ma propre vision s'efface
pour donner des oeuvres troublantes et interrogatives.
A l'époque actuelle,
l'utilisation de l'huile comme médium peut sembler une démarche
dépassée. Mais ce médium peut, dans certaines oeuvres, approcher
la luminosité de l'aquarelle. D'autre part, la peinture à l'huile
sèche lentement et cette qualité technique est indispensable
pour permettre le travail des sujets dans les taches.
Au début des années
2000, est-il fou de croire que l'on peint pour les collectionneurs
du prochain millénaire? Non, car toute toile, peinte à l'huile
et conservée dans des conditions optimales, pourra encore troubler
un amateur d'art en 3000.
(D'après un texte
de l'artiste)
|